Il y avait des choix à faire, je les ai fait, le tête haute, le coeur dans les bagages, toujours un peu compressé entre deux valises de souvenirs, et de notes écrites à l'arrache, entre deux eaux, entre deux wagons, entre deux silences.
Il n'y a jamais de fin, que des commencements, qu'on fini par achever en allant jusqu'au bout, ou qu'on laisse en plan jusqu'au jour où on prend la peine d'y aller, pour qu'il prenne valeur d'éternité.
Des tournants, des virages,de l'autre coté, l'inattendu, et puis l'inconnu qui stimule la curiosité, rend la chose plus troublante encore.
Je retiendrai mes larmes si elles venaient à monter, de l'autre coté, derrière des cheveux qui cachent que trop bien nos ressentiments. Je ne m'en vais pas au bout de la terre, juste à quelques kilomètres, pour continuer non pas à survivre, mais à vivre.
Je prendrai dans un coin tout ce qui me rappelle que j'ai été heureuse, ou simplement vivante. Des morceaux de vous, lui, pavés tant frolés du bout des converse, cours en béton, tables en plastique, glissement de la craie sur tableau noir, kilomètres de fiches, pages clairefontaine qu'on remplit avec son bic, fous rires, soirées au pub, cafés où on avait choisi d'écumer notre vie, plans foireux, raccourcis, bancs où on a tant déversé, habitudes, souvenirs...
Et autant de clichés que ma mémoire le permettra
Et tout ça ne tiendra que dans une boîte, car l'essentiel, est comme d'habitude la valeur suprême, celle qui ne se résume pas, ne s'écrit pas, ne se symbolise pas, ça se garde au fond de son coeur.
