On s'est votré sur des cousssins, en épluchant notre vie et celle des gens qu'on aime, ou qu'on avait trop aimé.
On en a vidé des poudres bronzantes, pour se déguiser en lion, et des paquets de coOkies, uniquement de la marque carrefour.
On s'est prit des coups, des fous rires, des critiques en pleine face, et alors...? On a souri.
Sourire, encore et toujours, sans jamais simuler un bonheur surfait, ou montrer un excès de niaiserie. On était juste heureuses, heureuses d'etre deux.
Chacune une paire d'yeux bleus, qui différent par leur couleur, mais qui ont toujours permis aux gens de nous associer, ou de nous confondre.
On en jouait...
Comme on pouvait s'amuser avec les choses de la vie, sans jamais se poser la question , ni du pourquoi, ni du comment, encore moins celle du lendemain*.
Puis étaler les conneries sur un blog, comme un étendard pour montrer qu'on a bien profité de nos années collèges, et que le lycée s'annonce comme la plus belle expérience de notre vie, tout ça n'est plus d'actualité.
Il y tant de souvenirs qui n'appartiennent qu'à nous.
Et puis il y a ces séparations qui approchent, toujours plus éminentes.
L'heure de se mettre face à son destin, de choisir sa route, la plus propice n'est pas toujours la plus proche de toi*.
Pas de larmes, le temps n'est pas encore là, le choix reste à faire.
Comment pourrai-je me séparer de toi, alors qu'on a grandi ensemble, pour peu à peu s'échanger des parcelles de nos personnalités.
Peut etre que notre différence a fait notre force.
Inutile de se poser les mauvaises qestions...
...Puisque huit lettres, coupées par une apostrophe suffisent à résumer le tout.