ANY WHERE OUT OF THE WORLD

ANY WHERE OUT OF THE WORLD
Certains se sont érigés en poète, en génie, bien plus fort encore en démiurge, capable de dire avec de simples mots, les épanchements les plus grands découlant de leur simple souffrance d'humain.

Ils se sont tués, tués à la tache pour arriver à un aboutissement qu'on laisse bien trop souvent derrière nous. Des livres, des pages qu'on a pourri par les notes, alors que la simple musique des mots permet de guérir les souffrances de l'ame.

Trop occupés, la tête pleine de sentiments obscures, de plaisirs amers. Métro, boulot, dodo, un coup d'oeil furtif sur le voisin, Le Monde feuilleté, laissé à l'abandon sur la banquette, on laisse toujours derrière nous ce qu'on a du mal à intégrer, ou à comprendre, pire ce qu'on préfére ne pas voir.

Paraît qu'on est trop nombreux à vouloir refaire le monde, y'a qu'en restant assis sur un banc de l'assemblée, pris entre les échauffements à droite et à gauche, qu'on peut arriver à faire changer les choses... Changer les choses, un bien grand mot, une main levée pour une loi votée. Et trois an plus tard une réforme dont nos contemporains n'ont rien à foutre.

Descendons dans la rue, mais y'a que la révolte sublime qui marche.
Ou alors s'essayer à un coup de pinceau, une note hors-du commun.

A quoi bon continuer si c'est la tête baissée?

On chérie nos cicatrices, une brulure au coin du pouce.
# Posté le lundi 18 juin 2007 12:46

*Tout s'use

*Tout s'use
Il est loin le temps, le temps des premiers amours et celui des premières découvertes, la première gorgée de bière peut etre aussi significative que la première gorgée de café, permet de refaire le monde avec plus de lucidité en surement encore plus d'imaginaire bien que cela paraisse paradoxale.

Il est loin ce temps, loin derrière nous, et regarder avec un air de désespoir, chercher derrière soi, à quatre pattes comme un enfant désarmé ce qu'on a perdu, tout ça ne se fait pas, tout ça ne se fait plus.

Tout me rappelle la distance qui s'installe, et le vide que je hais, les souvenirs qui s'écoulent chacun d'un coté du rift, reliés par rien, par aucune récurrence. Les feuilles des arbres sont vertes, l'euphorie et la chaleur étouffante de l'été accourent, les cheveux poussent, poussent trop vite, et les gosses autour de moi grandissent.

Déjà une ride au coin de l'oeil, un briquet rose et jaune, et des cahiers qui ont plus de pages. J'aime les spirales, mais juste celles des cahiers.

Tout s'use.
Il a fallut réapprendre.
# Posté le jeudi 14 juin 2007 11:58

Demain dès l'aube?

La concrétisation commence, je pense qu'on est tous plus ou moins dans le même état d'esprit, l'impression étrange de ne rien savoir, et puis quand même un peu de stresse, mais pas du genre à ne plus dormir.

Bref, on est tous dans l'expectative, vivement le soulagement des résultats.


Parait que c'est mal de vivre avec ses souvenirs, peu importe, j'avais besoin de me remémorer quelques instants, alors ça donne ce film, enfin plutot un diapo...


Nos têtes, droles, et sans importance pour les autres, peu importe.
# Posté le dimanche 10 juin 2007 06:42
Modifié le vendredi 15 juin 2007 13:49

*Un après midi d'automne

*Un après midi d'automne
Petite séquence tendresse, émotion, pour panacher un peu avec les épanchements de sentiments, de le grave.

A vrai dire, c'est plutot un début de soirée de mai.
L'idée plus que magique d'ouvrir un restaurant, au doux nom de "prototype", pour une cuisine légére, je dirai même aérienne, faite à l'arrache, avec des restes et un peu de créativité.

Enfin la spécificité c'est que cette cuisine se fait tout au micro-onde, pour vous les hommes, afin que vous ne soyez plus des cakes. Au pire on vous demandera juste une poêle, et un petit "papier ménage" (pour vous amis suisses) imbibé d'huile.

On a essayé plusieurs choses, la tarte dragibus(marque déposée)/chocolat noir, tout au mirco-onde. A tester, cependant ne pas mettre trop fort, sinon le bonbon séche.

Pour les mordus de chocolat, on a testé la nugget au chocolat, rien de plus simple: nuggets à cuire au micro-onde, dans une assiette, avec un carré de chocolat : 90 % de cacao. Vous pouvez aussi tenter le nugget aux trois chocolats, à servir avec des pêches.

Mais enfin le clou c'est la crêpe surprise... C'est pourquoi je vous en fais une recette détaillée

- Dans le fond de la pâte à crèpe : là où il reste des grumeaux, ajouter une cuillère généreuse de confiture de fraise allégée casino, ainsi qu'un peu de lait, et mélanger le tout.

- Verser cette préparation dans une poêle, laisser cuire à petit feu, et retirer le surplus de lait.

- Ajouter du sucre, généreusement pour le coté caramélisé, laisser cuire encore un peu.

- Parsemer de céréales muesli, sans omettre les bananes séchées, et pruneaux pour la digestion.

- Plier la crépe surprise comme une pizza calzonne.

- Déguster encore chaud.

Attention à bien faire cuire la pâte, car sinon vous risquez de la rendre assez vite.

(Malheureusement, pas de photo de la réalisation, à vous de découvrir, seulement une photo des cuisinières).
# Posté le lundi 28 mai 2007 10:29

Je n'ai pas peur de la route*

Je n'ai pas peur de la route*
Et les blogs qui partent à la dérive...
Skyblog, c'était tout beau, tout neuf, 13 piges et le bonheur absolu de pouvoir étaler ses photos de voyages scolaires, ses tripes pas droles qui pourtant nous faisaient rire aux larmes. Voilà que maintenant, trois pauvres blaireaux viennent faire de la pub, ils croient gagner 12 euros en faisant du traffic de coms, ou alors chacun fait sa pub perso, et rêve d'être un jour en première page de skyblog.com ... C'est fou comme la célébrité, les priorités, et les valeurs du talent ont pu changer.
Bref, tout cela est dommage, laisse place à la lassitude de ces blogs qui se ressemblent tous, et qui ne veulent qu'une seule chose "etre connu".


Alors je laisse place à la tradition, à ce qu'on faisait avant: se prouver qu'on peut encore vivre heureux, et dire à ses amis qu'on passe de bons moments près d'eux, et que malheureusement, on sait que tout cela est éphémére.

Peu importe que le bac arrive à toute vitesse, qu'il pleuve en plein mois de mai, que nos vies soient parfois des champs de bataille, peu importe le mal qu'on s'est fait...

...Tant qu'on peut encore aller au macdo à quatre heure de l'aprem, faire des expériences "prototypes", proposer des nuggets au trois chocolats, et des crèpes surprises, tant qu'on peut encore etre connes et jouer à cache cache dans l'ascenceur,

En laissant de côté nos larmes, et le temps qui fuit.
# Posté le lundi 28 mai 2007 05:40